Ce que vous devez savoir sur l’amélioration d’un DPE G
- Un DPE G signifie que votre logement consomme plus de 450 kWh d’énergie primaire par m²/an selon l’ADEME, ce qui en fait une passoire thermique interdite à la location.
- Environ 1,8 million de logements sont classés G en France et perdent progressivement en attractivité à la revente.
- Une rénovation structurelle est nécessaire : isolation des combles, remplacement du chauffage par pompe à chaleur, et installation d’une VMC double flux constituent les priorités.
- MaPrimeRénov’ peut couvrir jusqu’à 90 % des travaux pour les foyers très modestes, cumulable avec les CEE et l’éco-PTZ.
- Les artisans doivent être certifiés RGE pour accéder aux aides publiques, vérifiable sur france-renov.gouv.fr.
Un DPE G, c’est le pire classement possible sur l’échelle de performance énergétique. Concrètement, ça signifie que votre logement consomme plus de 450 kWh d’énergie primaire par mètre carré par an, selon l’ADEME. Et depuis la loi Climat et Résilience, un logement classé G est considéré comme une passoire thermique – avec des conséquences très concrètes sur la location et la valeur du bien.
Si vous êtes propriétaire d’un tel bien, savoir comment améliorer un DPE G n’est plus une option. C’est une urgence. Je vais vous expliquer ce qui fonctionne vraiment, sans vous vendre du rêve.
📊 Selon l’ADEME, environ 1,8 million de logements sont classés G en France. Ces biens voient leur valeur diminuer et leur mise en location progressivement interdite d’ici à la prochaine décennie.
Pourquoi un DPE G est-il une bombe à retardement pour votre patrimoine ?

La loi Climat et Résilience interdit déjà la mise en location des logements classés G+ consommant plus de 450 kWh/m²/an. La liste va s’allonger. Les passoires thermiques perdent en attractivité à la revente, et les locataires fuient les charges exorbitantes.
Ce qui m’énerve profondément, c’est que beaucoup de propriétaires attendent. Ils croient qu’un coup de peinture ou un nouveau radiateur va changer la donne. Non. Un DPE G exige une rénovation structurelle. Pas des demi-mesures.
Avant tout travail, commandez un audit énergétique bâtiment. C’est obligatoire pour les maisons individuelles classées F ou G soumises à une vente, depuis le décret de 2022. Cet audit identifie les priorités réelles et chiffre le gain attendu pour chaque poste de travaux.
Comment améliorer un DPE G en attaquant les bonnes priorités ?
L’isolation thermique : le nerf de la guerre
Dans une maison ancienne mal isolée, entre 25 et 30 % des déperditions de chaleur passent par la toiture, selon l’ADEME. L’isolation des combles toiture est donc le premier chantier à lancer, avant même de toucher au chauffage.
Viennent ensuite les murs, le plancher bas, puis les fenêtres. Le remplacement des fenêtres par du double vitrage réduit les pertes thermiques de façon significative. Mais attention : une fenêtre neuve dans un mur non isolé, c’est un cautère sur une jambe de bois.
L’étanchéité à l’air et les infiltrations sont souvent négligées. Pourtant, les fuites d’air autour des menuiseries, prises électriques ou passages de câbles peuvent représenter jusqu’à 20 % des pertes énergétiques d’un logement, d’après le CEREMA.
Le système de chauffage : remplacer ce qui consomme trop
Un vieux fioul ou une chaudière gaz datant de plus de 15 ans plombe mécaniquement votre diagnostic performance énergétique. Remplace-les. Une pompe à chaleur air/eau, bien dimensionnée, affiche un COP (coefficient de performance) entre 3 et 4 : pour 1 kWh d’électricité consommé, elle produit 3 à 4 kWh de chaleur.
Les radiateurs à chaleur douce inertie associés à une bonne isolation peuvent suffire dans les petites surfaces. Mais pour une maison classée G, la pompe à chaleur reste la solution la plus efficace pour réduire massivement la consommation énergétique.
💡 Pompe à chaleur : les chiffres clés. Selon l’ADIL, le coût moyen d’installation d’une PAC air/eau se situe entre 10 000 et 15 000 euros. Avec les aides, le reste à charge peut être divisé par deux pour les ménages modestes.
La ventilation : l’erreur que tout le monde fait
Isoler sans ventiler, c’est créer un problème d’humidité et de qualité de l’air. La ventilation mécanique contrôlée (VMC) double-flux récupère jusqu’à 85 % de l’énergie de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant, d’après l’ADEME.
Une VMC simple flux est le minimum obligatoire. La double flux est fortement recommandée dans une rénovation énergétique sérieuse. Sans elle, vous perdez une partie des bénéfices de votre isolation 🌡️

Quelles aides financières pour sortir du classement G ?
Les travaux de rénovation coûtent cher, mais les aides existent et elles sont sérieuses.
- MaPrimeRénov’ (dispositif de l’Agence nationale de l’habitat, l’ANAH) : subventionne les travaux d’isolation, de chauffage et de ventilation selon les revenus du ménage. Le taux peut atteindre 90 % du montant des travaux pour les foyers très modestes.
- Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) : les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies…) financent une partie des travaux en échange de certificats. Ces primes sont cumulables avec MaPrimeRénov’.
- L’éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) : jusqu’à 50 000 euros sans intérêts pour financer une rénovation énergétique globale.
Passe obligatoirement par un conseiller France Rénov’ (réseau national gratuit) avant de signer quoi que ce soit avec un artisan. Ce rendez-vous gratuit peut vous éviter de rater des milliers d’euros d’aides.
Faut-il viser une rénovation globale ou avancer par étapes ?
Les aides financières ont évolué, et MaPrimeRénov’ favorise désormais les rénovations d’ampleur. C’est-à-dire des chantiers combinant au moins deux postes de travaux et visant un saut de deux classes minimum sur le DPE.
Rénovation globale ou par étapes ? Voici ce que je pense vraiment : la rénovation globale est plus efficace, mais tout le monde n’a pas le budget ni la capacité à vider son logement pendant six mois. Dans ce cas, respecte un ordre logique.
| Priorité | Poste de travaux | Impact DPE estimé |
|---|---|---|
| 1 | Isolation combles et toiture | Fort |
| 2 | Isolation murs et plancher bas | Fort |
| 3 | Remplacement chauffage (PAC) | Très fort |
| 4 | Remplacement fenêtres double vitrage | Moyen |
| 5 | Installation VMC double flux | Moyen |

Comment choisir ses artisans pour ces travaux ?
Sur les travaux de rénovation maison ancienne, le choix de l’artisan est aussi important que le choix des matériaux. Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ et des CEE, tes artisans doivent obligatoirement être certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
Artisan RGE obligatoire ou pas de subvention ? Exactement. Sans cette certification, vous perdez toutes les aides publiques sur vos travaux d’isolation et de chauffage efficace énergie.
✅ Vérifiez la certification RGE de vos artisans directement sur le site france-renov.gouv.fr ou via l’annuaire Qualibat. Un artisan qui prétend être RGE sans figurer dans l’annuaire officiel, c’est une arnaque possible !
Demandez au minimum trois devis détaillés par poste de travaux. Comparez les épaisseurs d’isolant, les marques proposées (Knauf, Isover, Rockwool pour l’isolation), les garanties. Un devis trop bas cache toujours quelque chose.
Améliorer un DPE G demande de l’ordre : commencez par l’audit énergétique, isolez les combles en priorité, remplacez votre système de chauffage par une pompe à chaleur certifiée, et installez une VMC. Mobilisez MaPrimeRénov’ et les CEE avant de signer le moindre devis. Ce sont les trois leviers qui font vraiment bouger le curseur. Lancez l’audit cette semaine – c’est gratuit pour les logements classés F et G via France Rénov’.